DICK HERISSON – Tome 8 – (La Maison du Pendu)

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Poids 990 g
Dessinateur

Didier Savard

Scenariste

Didier Savard

Edition

Dargaud

etat

Très bon état général, légèrement usé sur la tranche couverture – Voir photo

Dick Hérisson est une série de bandes dessinées françaises créée, écrite et dessinée par Didier Savard. Elle a été publiée pour la première fois en 1984 par les éditions Dargaud, après avoir débuté en prépublication dans des magazines comme Charlie Mensuel et Pilote. La série compte onze albums parus entre 1984 et 2004.

Le personnage principal, Dick Hérisson, est un détective privé évoluant dans une ambiance rétro inspirée des années 1930. Bien qu’il s’agisse d’un polar, l’œuvre mélange souvent enquêtes classiques et éléments fantastiques, créant un ton particulier entre mystère, intrigue policière et atmosphère étrange.


L’univers et la période

L’action de Dick Hérisson se déroule principalement dans la France des années 1930, notamment dans le sud (Provence, Arles), mais les enquêtes mènent parfois le lecteur vers d’autres régions comme la Bretagne.

Cette époque est représentée avec un souci du détail prononcé : voitures anciennes, costumes d’époque, décors ferroviaires historiques (comme la fameuse gare du Train bleu) ou lieux typiques du Sud. L’ambiance visuelle et narrative plonge le lecteur dans un univers à la fois réaliste et nostalgique, mais traversé par une ombre de fantastique et de mystère.


Personnages principaux

Dick Hérisson

Dick Hérisson est un privé trench-coat couleur mastic, souvent vu fumer la pipe, archétype du détective classique à la fois curieux et méthodique. Il possède une nature calme, réfléchie, mais n’hésite pas à se frotter à des situations dangereuses pour résoudre ses enquêtes.

Son nom est un hommage à Harry Dickson, célèbre détective littéraire créé par Jean Ray, et présente des similarités thématiques avec les enquêtes pleines de mystère et de surnaturel caractéristiques de ce personnage.

Jérôme Doutendieu

Accompagnant Dick Hérisson dans la plupart de ses aventures, Jérôme Doutendieu est un jeune journaliste du journal Le Petit Provençal. Enthousiaste et parfois plus fouineur que prudente, il représente souvent le contrepoint du calme du détective.

Le duo forme une dynamique intéressante : Hérisson apporte l’expérience et la méthode, tandis que Doutendieu injecte énergie, curiosité et parfois humour. Leur collaboration fait souvent avancer l’intrigue de manière vivante et engageante.


Les thèmes et le ton

Mélange de polar et fantastique

Si Dick Hérisson reprend les codes classiques du roman policier, chaque histoire inclut fréquemment des éléments qui dépassent la simple enquête criminelle. Fantômes, légendes anciennes, mystères liés à des artefacts, énigmes historiques ou phénomènes étranges jalonnent les albums.

Cet aspect rapproche parfois la série d’œuvres comme celles de Gaston Leroux (Le Fantôme de l’Opéra) ou d’atmosphères à la Lovecraft, tout en conservant une approche narrative propre à la BD franco-belge.

Hommages culturels et littéraires

Savard parsème ses planches de références visuelles et narratives à d’autres œuvres classiques : des clins d’œil à Hergé, à la ligne claire, ou à des personnages comme Tintin ou les Dupondt se glissent parfois dans les cases, sans jamais nuire à l’intrigue principale.

Ces touches offrent un plaisir supplémentaire au lecteur attentif, qui reconnaît ces hommages et comprend l’attachement de Savard à l’histoire de la bande dessinée.


Albums notables

Parmi les onze tomes que compte la série, plusieurs se distinguent par leur qualité narrative ou leur aura particulière :

  • Tome 1 – L’Ombre du toréro : introduction à l’univers et aux personnages, établissant le ton mêlant polar et mystère.

  • Tome 5 – La Conspiration des poissonniers : intrigue originale mêlant journal mystérieux et légende maritime inquiétante.

  • Tome 9 – Le 7e cri : récompensé par le Prix RTL en 2000, ce volume est souvent cité comme un des plus aboutis.

  • Tome 11 – L’Araignée pourpre : dernier tome paru en 2004, laissé sans suite à cause de la maladie de Savard.


Style graphique et esthétique

Didier Savard adopte un dessin inspiré de la ligne claire, une esthétique graphique nette, précise et lisible qui met l’accent sur le détail des décors et l’atmosphère.

Les couleurs, confiées à plusieurs coloristes au fil des albums (Sylvie Escudié, Christine Couturier, Madeleine De Mille), renforcent cette impression d’immersion dans les années 1930, entre clairs-obscurs et teintes rétro.


L’héritage et la fin de la série

Malheureusement, Didier est décédé le 4 juillet 2016, à 65 ans, laissant Dick Hérisson sans suite. La maladie qui l’a affecté l’a empêché de poursuivre l’œuvre après le tome 11.

La série reste cependant un classique méconnu mais apprécié des amateurs d’intrigues policières teintées de fantastique et de bande dessinée rétro-stylisée. Deux intégrales regroupant les premiers albums ont été publiées, permettant de redécouvrir ce personnage dans un format moderne.


Conclusion

Dick Hérisson est une œuvre singulière qui marie avec finesse polar des années 30, fantastique discret, esthétique ligne claire et références littéraires. La série se distingue par sa capacité à transporter le lecteur dans un univers à la fois nostalgique et mystérieux, peuplé d’enquêtes aussi intelligentes qu’atmosphériques — un incontournable pour les amateurs de BD d’aventure et de mystère.

Sur le site : https://bdoccasion.com

Source Cotation, BDM 2025/2026 : http://www.arenes.fr

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